Construire son plan d'action

Bienvenue sur la page du guide pour l’action d’ARVIVA. Ce guide a pour but de permettre à chaque structure et professionnel·le du spectacle vivant de débuter ou d’approfondir sa démarche écoresponsable. Il est le résultat d’un travail collaboratif de la part des membres d’ARVIVA et se veut en permanente évolution. 

Dernière mise à jour : juillet 2026.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous suggérer tout complément, modification (ou correction !).

List: construire son plan d'action

  • Réduire l'intensité sonore des représentations

    • La pollution sonore perturbe la faune et participe aux pressions exercées sur les espèces : elle gène leur reproduction, leur communication, leur déplacement, etc. Adopter une gestion sonore plus respectueuse de la biodiversité c'est donc adapter l'intensité sonore des évènements en fonction des contraintes des espèces locales.
  • Créer des zones acoustiques tampon naturelles

    • Les zones acoustiques tampons sont des espaces végétalisés qui atténuent la propagation du bruit vers des zones écologiquement sensibles. Il peut s'agir d'espaces boisés, de haies ou encore de murs végétalisés.
  • Adopter des pratiques d'arrosage adaptés pour l'entretien des espaces

    • Mettre en place des méthodes et/ou dispositifs d'arrosage plus sobres (paillage, arrosage tôt le matin et tard le soir, oya etc.) pour l'entretien des espaces verts, afin de limiter les pressions sur la ressource en eau.
  • Pratiquer la tonte différenciée/alternée pour l'entretien des espaces

    • La tonte différenciée s'oppose à la tonte uniforme de tous les espaces enherbés du site : elle consites à varier la fréquence et la hauteur de la tonte. Par exemple : certaines zones très fréquentées (allées, abords immédiats des bâtiments) peuvent être tondues plus régulièrement et plus court, tandis que d’autres espaces (zones végétalisées, contour des arbres, zones moins fréquentées,) peuvent être tondues moins souvent, voire laissées en fauche tardive ou en végétation spontanée.
  • Se renseigner sur les « fausses bonnes actions » occasionnées par cert

    • Certaines pratiques, qui semblent vertueuses, peuvent s’avérer contreproductives pour la biodiversité (ex : ruches d'abeilles domestiques, nichoirs ou cabanes à insectes non adaptées aux espèces locales, espaces végétalisés avec des mono-espèces). Pour chaque action envisagée, il s'agit donc de se renseigner en amont sur ses potentiels effets rebonds.
  • Limiter l'éclairage extérieur inutile

    • Éteindre, diminuer le nombre ou l’intensité des éclairages lorsqu’ils sont inutiles : après le départ du public ou après 1h du matin pour monuments patrimoniaux.
  • Mettre en place un suivi des consommations énergétiques du bâtiment à

    • Suivre les consommations énergétiques de votre bâtiment peut permettre d’identifier les sources de consommation les plus grandes et de savoir où agir.
  • Adapter les horaires d'ouverture au public lors des périodes de forte

    • Ajuster les horaires des activités ou de présence du public pour protéger les populations les plus vulnérables, et éviter les pics de consommation énergétique liés à la climatisation ou au chauffage.
  • Créer une charte de restauration responsable

    • Formaliser une charte interne définissant les critères d'une restauration responsable, à destination de l'ensemble des parties prenantes (équipes internes, artistes, équipes techniques, publics, prestataires, etc.).
  • Mener une enquête mobilité du site pour identifier l'origine géographi

    • Mener une enquête mobilité pour identifier l'origine géographique et les modes de déplacements employés par les publics pour venir jusqu'au site - via des questionnaires partagés depuis le site ou à distance (QR code, mailing, questionnaire en ligne).
  • Installer des détecteurs de mouvements pour les éclairages

    • Installer des détecteurs de mouvement et paramétrer leur fonctionnement de manière appropriée
  • Eviter les revêtements réfléchissants

    • Eviter les revêtements de sol trop réfléchissants
  • Réguler la température intérieure

    • Installer des systèmes automatiques de régulation ou de programmation de la température (thermostat programmable, gestionnaire d’énergie…) mais également de programmation pour les stores et volets.
  • Recevoir l’aide de structures spécialisées

    • Associations ou institutions gouvernementales peuvent vous aider pour mieux cerner la pollution lumineuse liée à votre organisation.
  • Charte pour l'éclairage

    • Écrire une charte de l’éclairage durable. L'association Noé conservation propose un modèle de charte à signer comprenant les mesures les plus impactantes dans le domaine de la pollution lumineuse. Vous pouvez aussi consulter le travail de BL Evolution.
  • Œuvrer pour la labelisation des communes

    • Inciter sa commune à obtenir le label “Villes et Villages Etoilés”
  • Reflexion et plaidoyer autour de la notion de sécurité

    • Expliquer et déconstruire le lien entre obscurité et manque de sécurité avec les équipes et le public.
  • Organiser des observations d’étoiles

    • Organiser des sessions d’observation des étoiles avec son public comme peut le faire la Ville de Paris en été. Une activité poétique, qui rapproche tout en sensibilisant aux problématiques de pollution lumineuse.
  • Connaître, préserver et valoriser la biodiversité locale via les Atlas

    • Se renseigner si sa commune possède un Atlas de la biodiversité ou en réaliser un.
  • Protéger et favoriser la biodiversité

    • Se faire accompagner par des associations agréées de protection de la nature. Elles peuvent vous apporter leur expertise, leurs contacts ou leurs soutiens (comme par exemple l’OFB).