Construire son plan d'action

Bienvenue sur la page du guide pour l’action d’ARVIVA. Ce guide a pour but de permettre à chaque structure et professionnel·le du spectacle vivant de débuter ou d’approfondir sa démarche écoresponsable. Il est le résultat d’un travail collaboratif de la part des membres d’ARVIVA et se veut en permanente évolution. 

Dernière mise à jour : juillet 2026.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous suggérer tout complément, modification (ou correction !).

List: construire son plan d'action

  • Donner la parole aux artistes engagé·es

    • Proposer aux artistes de parler de leur engagement écologique lors de temps dédiés.
  • Organiser des ateliers de sensibilisation

    • Organiser des ateliers thématiques de sensibilisation. Il existe de nombreuses fresques (climat, sol, numérique, biodiversité, océane etc.), des semaines de mobilisation (cf. Lien), et surement de nombreux autres événements associatifs autour de vous.
  • Inciter le public à adopter des bonnes pratiques

    • Afficher les bonnes pratiques et leurs impacts (éteindre la lumière, fermer le robinet, réutilisation de l’eau de pluie, utilisation de gourdes). Proposer une signalétique claire pour les déchets : poubelles de tri, cendrier…
  • Mettre en place des fontaines à eau

    • Mettre en place des fontaines à eau et inciter les public à venir avec leurs gourdes, afin de limiter la vente/l'achat de bouteilles et de gobelets et ainsi de lutter contre la production de déchets.
  • S'équiper d'éco-cups durables et consignées

    • S’équiper d'éco-cups durables (pas d’information à validité limitée). Vous pourrez ensuite les consigner.
  • Favoriser les refuges et abris pour la faune sauvage

    • Créer un environnement propice aux animaux : prairies, haies, fleurs, mares, tas de bois mort, nichoirs et mangeoires pour les oiseaux.
  • Proposer une offre d'alimentation responsable

    • Lorsque cela est possible, proposer des produits écoresponsables (de saison, locaux, bio, non-emballés…) ainsi que des menus végétariens. S’engager avec des prestataires qui pratiquent la consigne des bouteilles en verre. Utiliser de la vaisselle lavable.Si le bar est géré par un prestataire, établir une charte avec lui pour lui communiquer ses engagements.
  • Se renseigner sur les politiques publiques locales en matière de déche

    • Mettre en place une politique de tri des déchets visible et pédagogique pour le public selon les politiques de la ville, en parallèle d’une stratégie de réduction des déchets.
  • Revaloriser les mégots

    • Collecter les mégots de cigarettes : Installer des cendriers accessibles et mettre en place la collecte des mégots dans des contenants dédiés, Proposer des collecteurs ludiques de mégots (on appelle ça des nudges), S’assurer que l’espace fumeur ne se situe pas à proximité d’égouts pour éviter de polluer l’eau. Créer des partenariats avec des entreprises qui valorisent des mégots.
  • Recycler ou réutiliser les programmes et billets

    • Prévoir des espaces de récupération des programmes et billets papier pour réutilisation ou recyclage.
  • Instaurer le tri spécialisé

    • Installer des bacs de tri spécialisés (piles, ampoules, bouchons de liège, bouchons de plastique…)
  • Favoriser la pollinisation

    • Favoriser la pollinisation en installant des hôtels à insectes en bois, des ruches, en limitant les tontes d’espaces verts et en plantant des espèces riches en pollen.
  • Éviter les groupes électrogènes

    • Privilégier le raccordement au réseau électrique plutôt que l'ajout de groupes électrogènes. Si le raccordement n'est pas possible, utiliser des groupes électrogènes à hydrogène, au biogaz ou électrique plutôt qu’à essence.
  • Passer au 100% biologique

    • Faire le choix de produits issus de l'agriculture biologique dans l'offre de restauration a deux impacts. Un impact indirect sur la qualité des sols, de l'eau et de la biodiversité (et la santé publique!); et un impact direct de sensibilisation des publics à une alimentation plus saine pour eux et le vivant.
  • Favoriser les friches naturelles

    • Laisser les espaces verts en friche pour favoriser le développement de la biodiversité. Les friches offrent des habitats pour la faune et la flore : elles sont moins fréquentées et donc plus propices à leur développement. Des espèces, qui ne se développeraient pas spontanément en zone urbaine, y vivent. Cette mesure peut être d’autant plus efficace lorsqu’elle précède une évaluation du potentiel écologique du terrain (cf. Fiche Réaliser un diagnostic biodiversité du site).
  • Supprimer les produits phytosanitaires

    • Supprimer ou réduire drastiquement son utilisation de produits phytosanitaires, qui sont à terme, nocifs pour le sol, l’eau, la faune et la flore, et nous !
  • Réaliser un diagnostic biodiversité du site

    • Avant l'événement : réaliser une étude d'impact et un diagnostic de la biodiversité sur le site extérieur. Après l'événement : remettre le site en état. Pour ces missions, se faire accompagner par des structures spécialisées sur la biodiversité (association, cabinet de conseil...)
  • Récolter tous les déchets

    • Récolter tous les déchets sur site, y compris les micro-déchets. Une activité de nettoyage et des avantages liés pourraient inciter le public à prendre part à cette action.
  • Privilégier les fleurs de saison

    • Utiliser des fleurs de saison dans sa scénographie ou des fleurs artificielles en tissu naturel ou papier recyclé. La culture intensive sous serre de fleurs exportées de l'étranger a un coût environnemental très important. Quant aux fleurs artificielles en plastique, leur composition reste assez floue. Certaines sont composées d’éléments nocifs pour la santé et l’environnement, ce qui ne permet pas leur recyclage.
  • Bannir l'utilisation de matériaux rares

    • Supprimer tout minerai ou matériau rare dans la scénographie ou les costumes. C'est un peu l’impact environnemental jackpot, puisque leur extraction impacte directement la biodiversité sur le site minier, épuise nos ressources, et son extraction et exportation émettent des gaz à effets de serre. A-t-on besoin d'en dire plus?